Accompagnement des femmes immigrées
Atelier 19 - vendredi 9 septembre 2011 à 11h00
Avec la participation de Marie-José BERNARDOT, Chef de bureau action sociale, culturelle et territoriale, Direction de l'Accueil, de l'Intégration et de la Citoyenneté (DAIC), Ministère chargé de l'Immigration
Les femmes immigrées sont au nombre de 2,6 millions en France ; elles sont 52% des étrangers primo-arrivants ; leur intégration est l'une des priorités de la Direction de l'accueil, de l'intégration et de la citoyenneté ; les actions des associations nationales et locales soutenues par le ministère sont un des principaux leviers de cette politique ; les conditions essentielles de cette intégration sont l'accès aux droits, l'apprentissage du français et l'accès à l'emploi; la prévention et la lutte contre les violences spécifiques, notamment les mariages forcés sont également une préoccupation majeure .
Au niveau national , la Direction de l'accueil , de l'intégration et de la citoyenneté (l'une des directions du ministère de l'Intérieur) finance par le biais d'un appel à projet des actions destinées à soutenir et valoriser les parcours d'intégration des femmes immigrées et des actions visant à prévenir et à lutter contre les violences spécifiques qui les concernent ; ces actions sont portées par des associations spécialisées comme "Voix de femmes" , le GAMS , ou le GRDR ( réseau d'associations issues des communautés africaines ) mais aussi par des associations ou des structures généralistes telles que le planning familial ou des centres de ressources politiques de la Ville; au niveau territorial , cette politique est pilotée par les Directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DRJSCS) qui ont réalisé des programmes régionaux d'intégration dont les femmes immigrées sont un des publics prioritaires ; elle s'appuie également sur les délégations territoriales de l'OFII qui organisent l'accueil des primo-arrivants à travers le contrat d'accueil et d'intégration (CAI, devenu obligatoire depuis le 1° janvier 2007) et l'organisation de formations à la langue française gratuites ainsi que des journées "Vivre en France" , formations civiques et des bilans de compétences professionnelles.
Cette politique implique des coopérations interministérielles et partenariales : dans le domaine de l'accès aux droits et de l'accompagnement social en particulier, les services sociaux de droit commun des conseils généraux et des communes jouent un rôle majeur. Ils peuvent s'appuyer également sur la connaissance des publics des associations locales spécialisées ; dans une trentaine de départements, la DAIC finance également , pour partie par le biais du Fonds européen d'intégration , des postes d'agents de développement local pour l'intégration qui mènent des projets définis entre partenaires publics et associatifs au niveau local .
Ce réseau est régulièrement réuni par la DAIC au niveau national afin de repérer et de capitaliser des bonnes pratiques.
Les méthodes préconisées par le réseau pour accompagner les femmes immigrées et développer des projets d'intégration sont notamment :
- la constitution et l'appui sur des réseaux :
le réseau primaire constitué par les habitants, les voisins… etc ;
le réseau secondaire comprenant les travailleurs sociaux, les acteurs de la politique d'intégration et de la politique de la ville ;
le réseau tertiaire auquel appartiennent les institutions.
- l'attention à apporter à la délimitation du territoire pertinent, en fonction du diagnostic, des besoins, des acteurs, des relais…
- la nécessité du collectif et de la participation des habitants, du public visé à toutes les étapes :
- le diagnostic : il faut trouver une porte d'entrée, rencontrer les habitants, bien connaître le terrain,
- les partenaires : identifier les acteurs intéressés, les leaders,
- la "conscientisation" : faire exprimer aux habitants leurs besoins et leur en faire prendre conscience
- la distanciation : description du problème et passage collectif à l'action
- le rôle du responsable de projet : jouer un rôle d'animateur et prévoir le moyen de pérenniser l'action en prévoyant des relais et la possibilité de passer la main ; ne pas faire à la place des partenaires.
- l'importance de l'évaluation : préparer l'évaluation dès le début du développement du projet ; définir des indicateurs simples, raisonnables et qui mesurent une progression.







